Tuesday, 12 March 2013

POP-ART by SaHaD




La dialectique du Pop-Art s’habille de culture populaire dans un but de désacralisation de l’œuvre d’art. C’est dans une volonté de présenter l’art comme un produit de consommation dans une société de masse où l’éphémère est consommation, qu’elle puise l’essence de sa création, à travers des couleurs vives et décalées par rapport à la réalité, en utilisant de manière détournée les symboles des produits et des images de la société qui s’imprègnent dès l’enfance et relayés par la publicité, les magazines, la bande-dessiné et la télévision. Le concept de la production en série du Pop-Art se présente dans une volonté de donner à l’œuvre une existence par l’œuvre elle-même et pour elle-même. Au-delà de la peinture, le Pop-Art utilisent des procédés qui étaient tout d’abord considérés comme industriels. A priori présenté comme un art simple et accessible à tous, produit de consommation en plus, le Pop-Art utilise de nouvelles techniques picturales tout droit sorties du monde de l’industrie, comme la sérigraphie, l’autocollant et les peintures acryliques. Certains artistes n’hésitent pas non plus à s’approprier des objets de la vie courante, comme Andy Warhol qui fait d’une bouteille en verre ou d’une conserve de soupe une œuvre d’art en tant que telle.

Avec l’émergence de grands noms du Pop-Art, tel Tom Wesselmann, Roy Lichtenstein et Andy Warhol, considéré comme le représentant du mouvement aux Etats-Unis, ou encore Gérard Deschamps en France, le courant artistique s’est vu s’étendre sur la scène internationale. Et son expansion est considérable depuis ses prémices dans les années 1950, grâce au relai des réseaux de communication. Depuis lors, le Pop-Art est présent dans tous les musées, salons d’art contemporain et galeries, tout en étant utilisé par la mode, l’architecture et le design, qui en fond un style artistique majeur.