Wednesday, 22 July 2015

DE L’EAU DANS NOS ASSIETTES by SaHaD

Juillet est là, et comme tous les étés, c’est le challenge pour rentrer dans son maillot de bain. On s’est torturées des mois avant avec tous les régimes possibles et inimaginables, on a retrouvé le chemin de la salle de sport qu’on avait oublié pendant l’hiver, et en prime pour nous récompenser de nos efforts on a fait les magasins pour trouver le nouveau maillot tendance de la saison, et certaines ont même pris de l’avance avec quelques séances d’U.V., avant d’échouer comme des stars avec nos lunettes de soleil sur les plages aux quatre coins du globe – en Israël si possible !

Oui mais voilà, il y a comme qui dirait un hic. Trop de régimes tue le régime !
Il y en a qui prône de ne manger que des fruits, comme si on était des singes, d’autres de ne manger que des protéines, histoire de bien faire mal à nos reins, d’autres vouent carrément un culte au « sans gluten », nouvelle philosophie de la vie pour faire moins souffrir les animaux… Mais celui que je préfère personnellement c’est « le régime Chocolate » qui associe chocolat noir et fibres !

Avec tout ça, on ne sait plus où donner de la tête, et il semblerait que le mieux de tout, serait de boire de l’eau… et encore ! Peu importe ce qu’on mange ou ne mange pas, on mange mal ! Europe 1 a publié une liste d’eaux minérales plates et gazeuses contaminées par la présence de pesticides et de médicaments. O rage, ô désespoir ! La question ne serait donc pas de manger peu mais déjà de manger bien… et ce n’est pas si simple. Aujourd’hui en France, il existe une loi qui autorise à ne pas signaler sur les produits les ingrédients présents à un taux inférieur à 5% - et tenez-vous bien, les grands groupes agroalimentaires mondiaux détiennent également les compagnies de pesticides ! Donc, par exemple, des produits labellisés AB (produits issus de l’Agriculture Biologique), peuvent avoir également été en contact avec des pesticides, sans que cela ne soit inscrit sur l’emballage. Il en est de même pour « l’affaire Bonduelle » et les boîtes de conserve de légumes qui contiennent des saveurs viandes (de veau, de porc et autres) – de surcroît invisible sur l’étiquette –, histoire de ne pas « froisser les communautés », comme dirait le responsable.

Je pourrais en raconter des histoires sur ce qu’il se passe dans nos assiettes, mais il ne s’agit pas non plus d’arrêter de manger, sinon de prendre conscience que l’heure n’est plus à la surconsommation mais à réapprendre à consommer selon nos besoins. Rappelez-vous, avant 1970, un épi de blé mesurait en moyenne 1 mètre 20, aujourd’hui, à peine plus de quarante ans plus tard, ce même épi de blé mesure à peine 70 centimètres. Alors oui, la terre va mal, et si elle se nettoie à grand coup d’ouragans et se reconstruit par des tremblements de terre, il ne faut pas vraiment s’étonner du pourquoi ? Nous ne devrions pas sous-estimer la force de la Nature, face à celle de l’homme.
Alors nous, les dames qui, il faut bien se l’avouer, nourrissons hommes et enfants, si on commençait déjà à prendre conscience de ce que l’on mange…

Quelques conseils qui ne régleront pas tous les problèmes à la racine mais qui peuvent aider à se rééquilibrer : 
  •       Eviter les aliments à base d’huile de palme, favorisant les maladies cardio-vasculaires et le mauvais cholestérol, présente dans divers aliments.
  •      Bien rincer vos fruits et légumes à grande eau, en frottant énergiquement la surface.
  •       De façon générale, optez pour une alimentation bio – même si celle-ci réduit les risques, elles ne les évitent pas totalement ; voire même pour la culture locale.
  •      Réduisez votre consommation de viande et volailles ; n’en manger qu’une à deux fois par semaine peut carrément améliorer votre moral (ce n’est pas une blague !) ; n’oubliez pas que les animaux aussi peuvent être nourris aux pesticides, voire aux médicaments…
  •        Le mieux étant encore de manger bio et casher en même temps… 
Mais le « Must » serait encore de prendre conscience de ce qui va de nos assiettes à notre corps, en passant par la terre… Aujourd’hui le problème s’étant généralisé et étendu, même cultiver son propre potager n’empêcherait pas les eaux de pluies à contaminer le sol… En bref mesdames, prendre conscience de ce que l’on mange reste la solution à un corps en bonne santé.

SaHaD
(Texte publié dans Lo'La Magasin, juillet 2015)