Monday, 21 September 2015

QUAND LA TECHNOLOGIE ET LA SCIENCE PARLENT LE LANGAGE DE LA KABBALE AVEC SHAZARAHEL by SaHaD


Moyen-Age, Renaissance, Siècle des Lumières, chaque époque a connu son lot de grandes découvertes technologiques, et de tous temps médecins, philosophes, astronomes et scientifiques ont cherché à s’approcher des grands Kabbalistes juifs de leur génération ; soit pour questionner ou infirmer l’existence de D.ieu, soit pour apprendre à la source, dans les textes, les notions mêmes de chirurgie, de mouvement des planètes, et même que la terre est ronde !
Cette proximité entre science et Kabbale, Shazarahel, l’exprime dans son art, dans lequel la relation de l’un à l’autre est étroitement liée. Dans sa nouvelle série de travaux consacrés comme un hommage à Steve Jobs, le fameux créateur d’Apple, au détour de tableaux aux allures d’Iphone et d’Ipad, chaque création est une réflexion à part entière sur le monde virtuel et technologique qui nous entoure à travers ces fenêtres qui donnent accès à un monde autant invisible qu’infini. Taillés sur un support en bois aux bouts arrondis, les Pixels et les traces de doigts sont également représentés pour bien matérialiser l’objet. Commence alors tout un jeu de correspondances et de métaphores avec l’univers ésotérique du monde juif. Dans sa recherche artistique, Shazarahel entend tout à la fois connecter le langage contemporain du virtuel à celui des textes, que de donner à comprendre au spectateur que rien n’est anodin ni nouveau ; la Création dans son ensemble est elle-même régie par des « lois scientifiques et technologiques ». Celui qui ouvre son cœur et ses sens, entrevoit que chaque action entraîne une réaction en chaîne, chaque individu est connecté, relié avec la Création toute entière qui ne fait qu’un. Miroir du monde réel, l’enjeu de l’œuvre est d’amener au moyen de la représentation du virtuel, à aborder notre approche du monde matériel, en le reliant au monde spirituel. Dans le même esprit, l’artiste a également représenté des barres de recherches des grandes plateformes comme Facebook ou Google. Sur cette dernière y est inscrit le mot « Elokim » (« D.ieu »). Ici il s’agit littéralement de mettre en exergue qu’absolument tout est cherché et recherché au moyen de ces nouveaux outils.

Dans cette quête de vérité, de nos jours, la recherche du spirituel passe aussi par le virtuel.

SaHaD
(Texte publié dans le Futé Magazine n°218)

Pour plus d'informations sur l'artiste : Shazarahel