Wednesday, 21 October 2015

L’ART ISRAÉLIEN CONTEMPORAIN À LA SARAH’S TENT GALLERY by SaHaD

"Sarah's Tent Gallery", ShlomZion haMalka 18 street, Jerusalem, Israel

Face à l’allée de Mamilla, située en plein cœur de Jérusalem, la rue Shlomzion haMalka, ses boutiques, ses cafés et ses galeries d’art.
Parmi elles, la Sarah’s Tent Gallery de Gabriel Knafo, un jeune amateur d’art Canadien installé en Israël et qui donne vitrine à l’art israélien contemporain, à Jérusalem. Loin des clichés de la ville sur fond de traditions parfois figées dans un temps de carte postale, Gabriel a pris le pari de représenter des artistes alliant techniques nouvelles et l’histoire d’Israël. Les choix artistiques du galeriste sont à l’image de ce mélange de cultures recomposant la société israélienne actuelle. Ce Québécois venu du Maroc et vivant aujourd’hui à Ra’anana, vous raconte l’histoire de chaque œuvre, comme si chaque œuvre avait – comme lui – parcouru un très long voyage avant d’arriver à destination. A l’instar de Dan Groover, un des artistes résidant à la galerie, qui Pop les symboles d’Israël, avec Ben Gurion, le Rav Goren sonnant le Shofar pour la première fois en 1967 depuis la réunification de Jérusalem, les soldats de l’unité de parachutistes qui ont libéré Jérusalem, des vues de la ville, et son tableau-vedette du « 1948 » dans des pochoirs sur bois ou plexiglass, des collages, du «Dropping » et jouant parfois avec du Light Painting (de la photo-lumière). Quant à la naïveté et la figuration du trait de l’artiste Avi Bensimhon, soulignées par ses couleurs vives et sa technique unique, elles transcrivent dans ses paysages de Jérusalem, ses bustes de femmes et ses pots de fleurs, une impression tridimensionnelle aussi bien dans ses huiles, que dans ses collages. Et les peintures ici s’harmonisent avec les sculptures en acrylique à la transparence et aux couleurs réfléchissant la lumière du soleil, alternant formes abstraites et Hanoukkiot bleu et blanc.
Pour Gabriel Knafo, qui vous accueille avec le sourire et la bonne humeur des gens du sud, l’art est la meilleure façon de parler du pays et son meilleur ambassadeur, car c’est ce qui s’exporte le mieux au-delà des frontières. Et exposer de jeunes artistes israéliens, c’est offrir un lieu au langage actuel, qui s’exprime en formes et en couleurs face aux réalités  auxquelles est confronté le peuple.

SaHaD
(Article publié dans le Futé Magazine n°219)