Sunday, 24 July 2016

INVESTIR DANS L’ART by SaHaD

by Dan Groover

Tout le monde sait – même sans savoir – que si on a un capital, mieux vaut l’investir dans la pierre, une source sûre de rendement en devenir qui fructifiera en quelques années à peine. Mais que sait-on exactement de l’investissement dans l’art contemporain, qui se dore une place au palmarès et frise parfois à coup de plusieurs milliers de dollars pour des artistes vivants ? Là où l’immobilier plafonne pour redescendre, l’art ne connaît aucune limite ; et la créativité est sans fin.
Ce qui touche au monde de l’art est issu d’un marché parallèle qui ne subit pas les mêmes fluctuations économiques ni la même base de valeurs que le monde de la finance standard ; en d’autres termes, peu sensibles à la crise, les œuvres d’art sont devenues une valeur refuge, et la fiscalité est bien plus douce. Ajouté à cela une dimension culturelle et artistique auxquels les plus puristes diront que cela n’a pas de prix… Et la nouvelle génération de collectionneurs, de 20 ans à 35 ans, mise parfois de 1.000 dollars jusqu’à 10.000 dollars pour une œuvre. Ces jeunes qui ont vu leurs grands-parents arrivés à 60 ans, après avoir économisé durant toute une vie de labeur, puis leurs parents à leur tour à 40-50 ans, cadres à la réputation établie, ont aujourd’hui hérité de ce goût de l’esthétisme et de l’œil de l’expert à la recherche de la pièce rare ou mondialement connue et reconnue, tout en démocratisant le marché.
Qu’en est-il alors de l’art israélien ? A Jérusalem, l'école "Bezalel", au début du XXe siècle, rechercha, tant dans l'art que l'artisanat, son style propre et su créer un univers graphique local en s'inspirant directement des éléments naturels et de l'histoire d'Israël, comme avec des artistes phares de la première période Ze’ev Raban, Emmanuel Mane-Katz, Moshe Castel, Reuven Rubin. Les modernistes de la deuxième période s’émanciperont au profit d’un art moderne et contemporain dépassant les frontières de l’imagerie juive avec Yaacov Agam. Aujourd’hui, L’art israélien est riche d’artistes et de créatifs au talent confirmé tel que Calman Shemi, Menashe Kadishman, David Guerstein ou encore Ron Arad, et de la scène émergeante venus d’horizons diverses que le processus d’Alya enrichit continuellement.
De tout temps, collectionner de belles pièces d’art à profiter tant à la décoration de son intérieur, qu’à un investissement sur le long terme, et tant le marché, que la créativité, sont loin de s’affaiblir.

Pour découvrir plus d’artistes israéliens : www.israelmodernart.com

SaHaD
(Article publié dans le Futé Magazine)